Aujourd'hui, lorsque nous faisons la guerre, nous cherchons avant tout à obtenir ce que nous voulons en un temps record. Vous lâchez une bombe A et hop, la zone concernée est annihilée. Y'a plus qu'à déblayer et à prendre possession des lieux. Encore mieux, la bombe H [à hydrogène]. Un de mes prof. d'histoire nous racontait qu'avec on pouvait éradiquer tous les humains de la zone touchée, par contre les bâtiments restent intacts ou presque. C'est encore mieux pour se rendre maître d'une zone le plus rapidement possible et en toute sécurité. En revanche, quel ennui mortel cela peut-il être! Où est passé le bon vieux plaisir de la guerre et toutes ses perfidies? Parce qu'autrefois, on savait concilier l'art de la guerre et la dimension ludique (après tout, les hommes - j'entends par là, l'espèce humaine - ne sont que de grands enfants). Prenez, par exemple, les Mongols qui, en 1343, "lors du siège de Caffa, en Crimée, [...] catapultaient des cadavres infectés pour venir à bout de la résistance gênoise"(in Historia n°754) .
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils avaient de l'imagination et s'avaient s'amuser: assiéger une cité des jours et des jours durant, balancer des morceux de cadavres infectés, etc. Décidément, je ne comprendrai jamais ceux qui n'éprouvent aucun intérêt envers l'Histoire. C'est beaucoup mieux que nos séries télévisées aseptisées.Ce n'est pas Nienna et toutes ses anecdotes sur la Chine ancienne qui va me contredire sur ce point-là, n'est-ce pas? ; )
en image: Attila par Delacroix